Un endroit unique !

Sarah Bernhardt  avait écrit à son ami Constant Coquelin: « Quel bonheur, mon Coq!  Quel bonheur c’est l’art, c’est la beauté qui triomphent. C’est ton immense talent, c’est le génie de notre poète… » en parlant de Cyrano de Bergerac…

Ce musée doit sa création à la renommée de Constant Coquelin. En janvier 1909, l’acteur décède subitement alors que « Le Grand Coq » répétait le rôle de Chanteclerc écrit spécialement pour lui par Edmond Rostand.

Ses obsèques sont nationales tous les théâtres parisiens ferment leurs portes,  le gouvernement au complet se déplace à Pont Aux Dames pour rendre un dernier hommage à l’acteur. Selon sa volonté Coquelin est enterré dans le sous-bois du parc pour rester à jamais auprès de ses chers comédiens comme le montre l’épitaphe de sa sépulture extraite du discours prononcé par Edmond Rostand lors des obsèques de l’acteur: « Qu’il dorme dans ce beau jardin, ses vieux comédiens le gardent « .

Dans son testament, Coquelin lègue à Pont Aux Dames une grande partie de ses biens. L’essentiel de son mobilier et de ses collections restant dans le château de Pont Aux Dames, où le comédien avait élu domicile. Cette information étant publique, de nombreux curieux demandent à visiter sa dernière demeure. Ce sont ces demandes qui donnent à Louis Brémont, vice-président de l’association, L’idée de faire payer une visite au Musée où étaient exposées ses collections et de passer dans la chambre où avait vécu Constant Coquelin.

Là les collections de Constant Coquelin sont très rapidement rejointes par des dons de nombreux artistes qui souhaitent laisser une trace de leur passage dans le monde du spectacle. Créant petit à petit la plus importante collection de costumes, tableaux, objets personnels concernant l’histoire du théâtre de la fin du 19ème siècle à nos jours.